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                <journal-title>The Medieval Review</journal-title>
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            <issn pub-type="epub">1096-746X</issn>
            <publisher>
                <publisher-name>Indiana University</publisher-name>
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            <article-id pub-id-type="publisher-id">22.06.11</article-id>
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                <article-title>22.06.11, Albiero/Celora (eds.), Décrire le manuscrit liturgique</article-title>
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                        <surname>Eric Palazzo</surname>
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                    <aff>Université de Poitiers, Centre d’études supérieures de civilisation médiévale</aff>
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                        <email>eric.palazzo@univ-poitiers.fr</email>
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            <pub-date publication-format="epub" date-type="pub" iso-8601-date="2022">
                <year>2022</year>
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                        <surname>Albiero, Laura and Eleonora Celora, eds</surname>
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                <source>Décrire le manuscrit liturgique: Méthodes, problématiques, perspectives</source>
                <series>Bibliologia</series>
                <year iso-8601-date="2021">2021</year>
                <publisher-loc>Turnhout, Belgium</publisher-loc>
                <publisher-name>Brepols</publisher-name>
                <page-range>Pp. 416</page-range>
                <price>€ 85.00 (hardback)</price>
                <isbn>978-2-503-59502-3 (hardback)</isbn>
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                <copyright-statement>Copyright 2022 Trustees of Indiana University. Indiana University provides the information contained in this file for non-commercial, personal, or research use only. All other use, including but not limited to commercial or scholarly reproductions, redistribution, publication or transmission, whether by electronic means or otherwise, without prior written permission of the copyright holder is strictly prohibited.</copyright-statement>
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        <p>La connaissance des manuscrits liturgiques du Moyen Age nécessite la maîtrise de données
            techniques parfois difficiles à acquérir pour tout médiéviste désireux de prendre en
            considération ces sources essentielles de l’histoire médiévale. Il existe plusieurs
            manuels d’introduction à l’histoire de la liturgie ou bien permettant de se familiariser
            avec les livres liturgiques médiévaux. Le présent volume propose bien plus que ne le
            laisse supposer le titre quelque peu réducteur. En effet, ce volume collectif ne vise
            pas seulement à “décrire le manuscrit liturgique.” Il rassemble des contributions
            abordant divers thèmes et aspects de l’étude des manuscrits liturgiques du Moyen Age. La
            grande variété des contributions ne permet pas d’entrer dans le détail de chacune
            d’elles mais il faut à coup sûr savoir gré aux éditrices leur initiative qui ouvre des
            voies intéressantes pour la compréhension des livres liturgiques médiévaux.</p>

        <p>L’article de Cécile Lanéry qui ouvre le volume marque une étape importante dans la
            compréhension des manuscrits hagiographiques à usage liturgique, mettant notamment
            l’accent sur le thème de la fragmentation du récit hagiographique impliquée dans
            l’adaptation des vies de saints pour la lecture liturgique, suggérant ainsi un parallèle
            avec les lectures bibliques, en particulier les évangiles, dans les livres de lectures
            tel que l’évangéliaire. La contribution de Peter Jeffery fait de son côté utilement le
            point sur les formes prises par les “petits livres” liturgiques et les différents mots
            qui leur est attribués dans le vocabulaire médiévale de la liturgie. Barbara Haggh-Huglo
            soulève quant à elle d’importantes questions relatives aux solutions à apporter face aux
            différents problèmes soulevés par le catalogage des manuscrits liturgiques de la fin du
            Moyen Age. A ce sujet, l’auteur a raison de soulever les problèmes de choix concernant
            le catalogage à partir de la date des manuscrits, des additions ou bien encore des
            enjeux relatifs à l’origine ou bien à la provenance des livres, ou bien leur usage pour
            une cathédrale, une collégiale, et d’autres types d’institutions et d’édifices. On
            regrette que cet article ne porte que sur des manuscrits de la seconde moitié, voire de
            la fin du Moyen Age, étant donné que des questions semblables se posent pour des
            manuscrits plus anciens dans la période médiévale.</p>

        <p>Dans la description des manuscrits liturgiques médiévaux et leur étude, plusieurs savants
            ont depuis longtemps démontré l’intérêt majeur de prendre en compte les fragments
            souvent conservés dans des conditions les plus inattendues. Dans ce sens, l’article de
            Cristina Solidoro n’apporte rien de déterminant qui changerait l’approche des fragments
            liturgiques d’autant plus que ses considérations d’ordre codicologique ne paraissent pas
            d’une grande clarté, notamment ce qui est dit au sujet du thème de la “trasformazione”
            du codex au fragment. Les deux contributions contenues dans la partie “cas d’étude” me
            paraissent particulièrement significatives du double point de vue de la méthode
            nécessaire devant être appliquée pour n’importe quel cas particulier, comme pour
            l’obligation d’acquérir des connaissances techniques afin de traiter correctement des
            livres liturgiques et comprendre leur complexité générale comme leur rôle dans la
            compréhension d’un moment de l’histoire médiévale.</p>

        <p>La troisième catégorie du volume regroupe des articles portant plus spécifiquement sur
            les entreprises de catalogage en France et en Italie. On y trouve notamment un article
            intéressant de Laura Albiero sur la documentation liturgique de Victor Leroquais dont on
            sait le rôle majeur joué par ce savant dans le catalogage des manuscrits liturgiques.
            Cet article déçoit quelque peu dans la mesure où, après une brève présentation du
            parcours de Leroquais, l’auteur soumet une liste “sèche” du contenu des “Cahiers
            Leroquais” conservés à la Bibliothèque nationale de France dont trop peu de savants
            connaissent l’existence ou même le grand intérêt pour l’étude de cas particuliers. De
            son côté, Christian Meyer fait très utilement le point sur le catalogue des manuscrits
            notés conservés en France. Le lecteur sera également heureux de trouver une présentation
            de l’<italic>Iter Liturgicum Italicum</italic> qui doit tant à Dom Barroffio.</p>

        <p>Enfin, le volume se termine par une longue présentation d’un protocole de description des
            manuscrits liturgiques dû aux deux éditrices de l’ouvrage. Dans l’ensemble, ce protocole
            se révèle être un sérieux instrument de travail qui rendra sans doute de grands services
            aux non-initiés à cette catégorie de manuscrits médiévaux. Le chercheur aguerri dans ce
            domaine ne trouvera en revanche que peu d’intérêts à fréquenter ce protocole car trop
            théorique par bien des aspects. Une dernière remarque critique concerne le choix des
            entrées de la bibliographie thématique ou la part belle semble avoir subjectivement été
            accordée aux auteurs privilégiés dans le volume. C’est dommage car cette bibliographie
            aurait permis de clore de façon élégante un ouvrage qui trouvera sa place dans les
            recherches sur les manuscrits liturgiques du Moyen Age.</p>
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